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27/01/2014

Dette d'horreur.

Chaque seconde qui passe coûte 2490 € à notre pays ! A cette échelle, les chiffres donnent tout à la fois le vertige, et un sentiment de gâchis et de révolte.
Ce chiffre fait plus que galoper : il nous saigne à la vitesse de la lumière. Il correspond aux intérêts de la dette publique française. Pas à la dette elle-même, non ! Juste les intérêts !
La dette publique totale de notre pays est de 1 788 800 000 000 euros, près de mille huit cents milliards d'euros. Cela signifie que sur la tête de chaque Français, y compris les bébés et les vieillards, pèsent 25 0000 € de dette. Un an de salaire moyen.
Dans cette compétition internationale qu'est devenue la mondialisation, nous avançons avec des boulets aux pieds ! L'horreur économique ! Avec des chiffres aussi colossaux, c'est un peu comme sur le Titanic : pas possible de redresser la barre d'un seul coup. Le déficit a été de 90,2 % du PIB en 2012. Il va encore augmenter en 2013, pour atteindre 95 % - avant de refluer. Si tout va bien...
Cette facture ne nous est pas tombée dessus par hasard. Elle est le fruit d'une époque où l'on a laissé filer les déficits publics. En dix ans, cette dette a doublé ! Les gouvernements Raffarin, Villepin ou Fillon ont mystérieusement fermé les yeux sur ce gouffre qui ne cessait de s'élargir. Non seulement ils n'ont rien fait pour le combler, mais ils ont contribué à le creuser encore davantage : aujourd'hui, la droite, qui a laissé cette colossale ardoise, est bien malvenue de donner des leçons au gouvernement. Personne n'a envie de faire des économies, mais désormais, on n'a plus le choix : trouver 50 milliards d'euros est une question de survie, non pas tant pour notre génération, mais pour nos enfants, qui naissent aujourd'hui avec l'obligation de payer les dettes que nous avons contractées ! Qui peut vouloir une pareille chose pour ses enfants ?
Cependant, comme François Hollande l'a laissé entendre, il faudra que ces mesures soient justes : dans l'état actuel de notre pays, rien ne seraît pire que de faire peser une fois de plus l'effort sur les plus faibles. Et c'est là que l'équation risque d'être difficile à résoudre, dans un contexte où l'on veut relâcher la pression sur les entreprises pour favoriser l'emploi et où, donc, les recettes de l'impôt seront plus légères.
D'une manière ou d'une autre, il faut inverser la tendance, sortir de cette spirale infernale. La dette de notre pays, depuis que vous avez commencé à lire cet éditorial, s'est entre-temps alourdie de 180 000 € !

La Dépêche du Midi
Editorial
Edition du 24 janvier 2014
Dominique Delpiroux.

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