Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/10/2013

François Hollande, comme Jean-Paul Dupré, pulvérise des records d'impopularité !

Le chef de l'Etat chute à 26 % de bonnes opinions seulement, du jamais-vu pour un président dans l'histoire du baromètre BVA. 

• Impopularité pour le président et son premier ministre. La côte de François Hollande plonge de 6 points au mois d'octobre, avec 26% de bonnes opinions, ce qui en fait le président le plus impopulaire de toute la Ve République, dans le baromètre BVA*. Son premier ministre, Jean-Marc Ayrault, subit la même tendance, moins accentuée toutefois, avec une perte de 4 points l'amenant à 25% de bonnes opinions, un niveau analogue à celui de François Hollande. S'agissant du chef de l'Etat, la proportion des personnes interrogées qui disent avoir une mauvaise opinion de lui grimpe de 7 points d'un seul coup, pour atteindre 73%, précise cette étude commandée par Orange, L'Express, la presse régionale et France Inter.
«Jamais, en trente-deux ans de mesures, un président n'était tombé en dessous de 30% de bonnes opinions» dans une enquête BVA, souligne Gaël Sliman, directeur général adjoint de l'institut. Seuls les sympathisants socialistes ont encore, à 75%, une bonne opinion de François Hollande. Ceux qui ont voté pour lui au second tour «ne sont plus qu'un sur deux à avoir une bonne opinion de lui (51% contre 47%), ses alliés écologistes (54% de mauvaises opinions) et la gauche de la gauche (66% de mauvaises opinions) (étant) une nette majorité à le rejeter.» A droite, ils sont 97% à avoir une mauvaise opinion du président, soit «un niveau qu'aucun président n'avait atteint» dans le baromètre BVA. Quant à Jean-Marc Ayrault, il cumule 73% de mauvaises opinions (+4). 2% sont sans avis. Seuls 14% des sondés (-7) jugent que la politique menée par le tandem de l'exécutif est «efficace», 84% pensant le contraire.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, lui, tire son épingle du jeu. Il ne subit pas le contrecoup de l'impopularité de Hollande, mais gagne au contraire 9 points au palmarès des personnalités dont les sondés souhaitent qu'elles gagnent en influence. Il reste en tête de ce classement avec 58% de cote d'influence. A noter, sur cette échelle, la progression de Jean-Louis Borloo, désormais 3e (44%, +5). Loin, très loin, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, est 30e et dernier (11%, -1), juste derrière Cécile Duflot (14%, -2). 70% des personnes interrogées disent avoir une bonne opinion de Manuel Valls (29% pensent le contraire, 1% sont sans opinion). Le ministre recueille ainsi 68% chez les sympathisants de gauche comme chez ceux de droite.
• Le PS au même niveau que le FN
Enfin, les partis qui ont la meilleure cote sont l'UDI (44%) puis le MoDem (42%). Suivent l'UMP (36%) et le PS (28%)... qui arrive à égalité avec le FN. D'ailleurs, Marine Le Pen obtient 30% de cote d'influence (+4 points), une première pour la présidente du Front national. Sa nièce, Marion Maréchal Le Pen, elle aussi, progresse beaucoup, avec 43% de cote d'influence.

* Sondage réalisé par Internet les 24 et 25 octobre auprès d'un échantillon de 1050 personnes recrutées par téléphone et représentatif de la population française âgée de 18 ans au moins. Méthode des quotas. Marge d'erreur de 2,5 points pour un score de 20%, de 2,8 points pour un score de 30%.

Journal Le Figaro
AFP - 28 octobre 2013.

Record historique d'impopularité pour François Hollande ! Aucun président de la République n'était jamais descendu aussi bas, félicitations monsieur Dupré !

Record historique d'impopularité pour François Hollande !

Selon un sondage BVA pour la Presse quotidienne régionale, le Président de la République ne recueille que 26% d'opinions favorables.  Il devient le président le plus impopulaire de toute la Cinquième République !

Hollande impopularité.jpg
Journal Ouest-France
AFP - Charles PlatiauPopularité Président.jpg

Dure fin d'année pour l'exécutif.  "En ce mois d’octobre 2013, François Hollande chute de 6 points, à 26% de bonnes opinions (contre 73% de mauvaises) franchissant ce seuil mythique des 30% et pulvérisant par la même occasion le record historique d’impopularité pour un Président de la République", annonce l'institut de sondage BVA. 

L'institut précise : "Sur notre baromètre BVA, jamais, en 32 ans de mesures un Président n’était tombé en dessous de 30% de bonnes opinions. Sarkozy avait atteint ce niveau, et Hollande tout comme Mitterrand ou Chirac s’en étaient dangereusement approché." Dans sa note d'analyse, l'institut précise : "Désormais, le Président ne dispose d’une majorité de bonnes opinions auprès d’aucune des catégories de la population française, à l’exception des seuls sympathisants socialistes (75% de bonnes opinions). Même ses électeurs de second tour ne sont plus qu’un sur deux à avoir une bonne opinion de lui (51% contre 47%) tandis que ses alliés écologistes (54% de mauvaises opinions) et de la gauche de la gauche (66% de mauvaises opinions) sont une nette majorité à le rejeter.
Dans le même temps, le rejet dont il pâtit auprès des sympathisants de droite frise l’unanimité : 97% des sympathisants de droite ont une mauvaise opinion du Président, dont 77% ont même une « très mauvaise opinion ». C’est là encore un niveau qu’aucun Président n’avait atteint, pas même Nicolas Sarkozy pourtant détesté des sympathisants de gauche."

Dans le baromètre des personnalités, on notera une bonne de tenue pour Manuel Valls (58% d'opinions positives) et, à droite, pour le maire de Bordeaux Alain Juppé (51%).

Classement personnalités.jpg

JOURNAL OUEST-FRANCE
Edition du 28 octobre 2013
Afp - Charles Platiau. 

D'après un sondage commandé par le parti socialiste, 35 % des Audois prêts à voter front national aux prochaines élections ! Avec tous nos compliments, monsieur Dupré !

Front National.jpg
Journal L'Indépendant
Photographie Claude Boyer

Selon un sondage confidentiel réalisé à la demande de la fédération de l'Aude du PS, plus d'un tiers des Audois jugent "possible de voter à l'avenir pour le Front National".

Marine Le Pen en deuxième position au premier tour de la présidentielle 2012, Robert Morio en duel avec Jean-Claude Pérez aux législatives qui ont suivi : la montée du vote Front National dans le département de l'Aude lors des derniers scrutins nationaux a sérieusement fait réfléchir la fédération de l'Aude du Parti Socialiste. Surtout qu'elle venait s'ajouter aux résultats des cantonales de 2011, où le FN s'était retrouvé au second tour dans cinq cantons audois.

C'est ainsi qu'en juin dernier, un panel de 5 à 600 Audois a été établi par un institut de sondage de la région, et plusieurs questions ont été soumises. "Il y avait un vrai enjeu démocratique et républicain. Nous voulions comprendre et analyser les évolutions de l'électorat du département, et tenter de savoir pourquoi certains étaient enclins à adopter des positions extrêmes", explique Éric Andrieu, premier secrétaire de la fédération socialiste de l'Aude. Il n'en dira pas plus.

Voici les grandes tendances de ce sondage, que L'Indépendant a pu recouper.

1 Le poids électoral.

A neuf mois des municipales, 15 % des sondés déclaraient qu'ils voteraient FN aux prochaines municipales. Mais 35% d'entre eux disaient qu'il était "possible qu'ils votent à l'avenir pour le Front National". De son côté, le PS est à un niveau de 33% d'intentions de vote.

2 Par tranches d'âge.

Pour toutes les tranches comprises entre 18 et 60 ans, la "possibilité de voter FN" monte jusqu'à 40%. Mais elle redescend en-dessous de 30% pour les plus de 60 ans, tranche très représentée dans l'Aude, ce qui permet d'infléchir le chiffre global (35 %). Concernant les jeunes, les deux-tiers des titulaires de baccalauréats professionnels estiment "possible" un vote FN, tandis qu'ils sont seulement un tiers parmi les bacheliers des filières générales.

3 Par catégories socio-professionnelles.

L'intention ou la possibilité du vote Front National sont les plus fortes dans les catégories de la population qui se sentent les plus fragiles sur le plan économique. Parmi les ouvriers, la possibilité du bulletin FN atteint même les 50 %, notamment chez ceux qui ont voté François Hollande aux dernières présidentielles.

Chez les jeunes, ce sont les moins diplômés qui sont le plus tentés par le vote d'extrême-droite. Le PS, en revanche, garde la main chez les agriculteurs, chez les cadres salariés moyens et supérieurs, et plus globalement chez les personnes "à trajectoire sociale ascendante", souligné l'étude qui accompagne le sondage.

4 La répartition géographique.

L'intention de vote Front National est très forte sur le littoral audois (40%) ainsi que dans les zones autour des villes, le périurbain (34%). Le rural et les villes du département échappent à cette tendance et le vote FN y est plus limité sauf ... à Carcassonne. Selon ce sondage, en intentions de vote, le PS demeure premier, mais il est talonné par le FN, au détriment de l'UMP.

Un dossier complet à lire dans nos aditions papier de l'Aude. 

PS/FN : deux stratégies sur le terrain

Le FN jouera l'étiquette, le PS tentera de remobiliser les "siens". Les marchés, le porte-à-porte systématique, Robert Morio n'y croit pas. Si les militants FN sacrifieront certainement à cette tradition électorale pour les municipales, leur stratégie consistera surtout à "boîter". "C'est un exercice que j'aime particulièrement. Et cette année, l'augmentation du nombre de militants (lire en page précédente) permettra de mieux couvrir les communes concernées", confie le secrétaire départemental du FN de l'Aude, pour qui la quantité de personnes contactées par le biais des tracts déposés dans les boîtes aux lettres compte plus que la qualité du dialogue avec les gens. Dialogue qui n'est pas toujours simple, d'ailleurs, pour un parti qui voit souvent les portes se fermer à l'annonce de l'étiquette du visiteur.

71% d'opinions favorables pour les sortants

Au PS, l'enquête sur le vote FN a été dans un premier temps partagée avec les responsables et évoquée dans les sections. Elle contient toutefois un chiffre qui a passé du baume au cœur du parti majoritaire : 71 % des sondés auraient déclaré avoir "une opinion favorable de leur maire" et 7 % seulement un "jugement négatif". Cela ne signifie pas pour autant que les sortants (majoritairement socialistes dans l'Aude) puissent dormir tranquilles.

La flamme, le poing et la rose

"Il faut aller chercher notre électorat", se sont entendus dire plusieurs responsables de sections socialistes, notamment sur le littoral et dans les zones périurbaines. Réinvestir des associations d'éducation populaire (sur lesquelles le PS a souvent bâti sa force dans l'Aude), aller vers les jeunes et les nouveaux arrivants, aller aussi vers ces habitants des villages dortoirs, chassés des villes par le prix du foncier ou des impôts locaux, et qu'un basculement vers la précarité pousse vers le vote extrême : tels sont les éléments de la feuille de route des militants PS dans les prochains mois. Sachant que le "poing et la rose", aujourd'hui, n'ouvre guère plus de portes que la "flamme". Peut-être moins, dans certains secteurs. Eric Andrieu (PS) et Robert Morio (FN).

Journal L'Indépendant
Edition du 28 octobre 2013
Laurent Rouquette.