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06/06/2013

Ce n'est pas nous qui le disons... même si nous le pensons depuis longtemps Monsieur Dupré !

Emplois d'avenir, une gageure ou une imposture ? Fin avril, 17200 contrats signés pour un objectif de 100.000 !

Ce que monsieur le maire, député, vice-président de la communauté des communes, président national des missions locales pour l'emploi ne vous dit pas :

Face au bilan modeste des emplois d’avenir, le Président de la République a évoqué son ouverture au secteur privé. Cette annonce fait suite à plusieurs prises de position, qui, toutes soulignent les difficultés de mise en œuvre du dispositif.
Cet appel du pied au privé est à mettre en concordance avec le bilan modeste des six mois d’existence du dispositif. Fin avril, selon le ministère du Travail, 17 200 contrats (hors emplois d’avenir professionnel) avaient été signés (à 43 % dans le secteur associatif et à 35 % dans les collectivités) pour un objectif de 100 000 à la fin de l’année.
Alors qu’au démarrage du projet le ministère avait enjoint les préfets à « privilégier » les CDI, seuls 5 % de ces contrats étaient des CDI, plus de la moitié (55 %) des CDD de trois ans, et un sur quatre (26 %) des contrats de 1 à 2 ans. Egalement, les jeunes des quartiers classés en ZUS (zones urbaines sensibles), qui constituent pourtant une des cibles prioritaires, ne représentent que 17 % des embauchés.
Lors de son déplacement aux Mureaux, le Président de la République a indiqué viser les 30 % d’ici à 2015, notamment en élargissant le dispositif aux jeunes diplômés. Ces faiblesses ont été épinglées par le Conseil d’analyse économique (CAE), dans une étude publiée le 24 avril dernier, qui préconise d’attribuer les fonds dévolus aux emplois d’avenir à « des mesures plus efficaces ». Les emplois d’avenir « doivent être réorientés vers le privé » pour y financer 120 000 contrats (aidés à 50 %), avec « une formation exigeante » à mi-temps, précise l’étude.
Globalement, pour insérer les 900 000 jeunes « à la dérive » ne cherchant plus d’emploi, la politique du gouvernement est « mal orientée », juge le Conseil d'analyse économique.

La Gazette des Communes
6 mai 2013

 

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