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13/05/2013

Limoux - Emmanuel Bresson laisse-t-il la mairie de Belcaire pour celle de Castelnaudary ?

Le président de l'UMP Emmanuel Bresson ne se représentera aux prochaines municipales à Belcaire. Serait-il attiré par les terres lauragaises en 2 014 ?

On savait que le maire de Belcaire, Emmanuel Bresson, était en période de repositionnement politique. Il y a déjà quelques semaines il avait changé sa première page Facebook au profit d'une photo dynamique où on le voit entouré de ses partisans chauriens UMP, pendant sa dernière campagne électorale, une première indication qui pouvait laisser penser que son destin politique pouvait se poursuivre du côté de la capitale lauragaise. Hier, savamment distillé, un communiqué de presse est tombé dans les rédactions pour confirmer qu'Emmanuel Bresson ne se représentera pas en 2 014 à Belcaire, il s'appliquera à lui-même dit il : «La règle que je souhaiterais voir généraliser au niveau national : le non-cumul dans les fonctions mais aussi dans le temps des mandats. Élu à Belcaire depuis 13 ans je considère qu'il est temps pour moi de passer le relais.» Mais en fin politique l'ancien candidat aux législatives sur la 3e circonscription ne ferme pas la porte à ses envies de conquête : «et à ses envies de servir l'intérêt général» il dit partir avec le cœur gros mais être : «ravi d'avoir accompli mes deux mandats à Belcaire et d'avoir pu contribuer à la dynamique économique et démographique de la commune et de l'avoir durablement positionnée sur la voie des énergies renouvelables et d'un développement raisonné.» Emmanuel Bresson sait aussi que l' Aude vue de Belcaire n'est pas facile à embrasser et qu'il faut redescendre dans la vallée plus peuplée et plus visible politiquement parlant pour s'assurer un ancrage solide. Une tache ardue dans un département franchement rose à tous les étages. Aurait-il un petit penchant pour la citadelle chaurienne ? Certains dans son entourage l'affirment. Pour l'instant l'homme dit être en pleine réflexion : «Je consulte beaucoup, la semaine prochaine je serai à Paris comme toutes les semaines. Ma décision je vous la donnerai dans les jours qui viennent.» La deuxième hypothèse pour ce quadra ambitieux de l'UMP audoise, serait un destin parisien près du futur candidat Fillon à la prochaine présidentielle. Une possibilité qui lui ferait définitivement quitter la région avec femme et enfants. Mais, et il y a un mais, les deux ne sont peut-être pas franchement incompatibles. De Castelnaudary, Blagnac est à une petite demi-heure de route et la capitale du cassoulet a eu un passé à droite bien installé et de plus sans complexe a fait virer en tête les candi dats Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy aux présidentielles. Le patron de l'UMP se verrait certainement assez bien en successeur de Jean Pierre Cassabel ou plus récent de Daniel Arata. Si on fait un rapide tour de table dans les villes de la troisième circonscription, Castelnaudary reste la plus prenable pour le possible candidat Bresson. Limoux avec son candidat historique, un Jean Paul Dupré à quasiment 60 % aux dernières législatives, reste indéboulonnable dans un paysage à part, qui va du rose au rouge, et vire systématiquement du rouge au rose consensuel à toutes les élections, quel que soit l'enjeu. Une terre de paradoxes ou l'histoire de sa noblesse ouvrière du temps des grandes industries a laissé de longues racines socialistes et fait de ses traditions une culture à part, difficile à pénétrer. Une analyse que le candidat Bresson n'a pas négligée. On se rappelle même sa tendresse affichée pour les militants chauriens pendant les législatives, et c'est aussi là qu'il avait fait venir un bataillon de caciques de l'UMP pour le soutenir et réitérera le 29 mai prochain avec l'invitation en terre lauragaise de l'ancien ministre sous Sarkozy, Laurent Wauquiez, vice président de l'UMP. Juste un hasard, l'avenir le dira.

Journal La Dépêche du Midi
Edition locale
Mardi 14 mai 2013
Rédacteur : Françoise Peytavi.

25/04/2013

IMPÔTS : "LIMOUX RENOUVEAU" OCCUPE LE TERRAIN.

L'opposition à la municipalité dans un tir groupé dément les chiffres avancés par le député-maire concernant la fiscalité municipale.

Les chiffres municipaux répondaient déjà à un premier communiqué de «Limoux Renouveau» dénonçant les «allégations mensongères» relatives à la hausse des taux de la taxe foncière et de la taxe d'habitation sur Limoux.

Feuille officielle du ministère concerné en main. Une question vient aux lèvres : la vérité dans cette bataille de chiffres existe-t-elle, et de quelle manière peut-elle être transmise, clairement, sans risque d'équivoque, au citoyen de base, contribuable et électeur ?

Au Moyen Âge, la vérité était établie selon, l'ordalie. Les protagonistes étaient soumis à l'épreuve du feu, et le jugement de Dieu seul prévalait dans l'esprit du temps. Le combat singulier représentait une seconde alternative intéressante. La peau du vaincu abandonné du ciel ne valait pas cher au terme de la confrontation qui s'achevait par la mort.

Pierre Bac président de «Limoux Renouveau», plus simplement, compte sur sa bonne foi pour se faire entendre : «Je suis un homme libre écrit-il dans un communiqué, notre mouvement n'est affilié à aucun parti que ce soit», assurant le maire qu'au cours des 40 dernières années il avait travaillé 10 heures par jour, 6 jours par semaine, et qu'il était très impliqué dans la vie associative.


Et de citer : président départemental et régional des professions libérales, conseiller prud'homal, de l'Ordre, assesseur au tribunal des affaires sociales, commission paritaire des caisses de sécurité sociale, membre de la jeune chambre économique, du Rotary, des Capitouls, de la bande des "Jouves" à Carnaval, de Pacoulix, du tennis club, du SCL athlé tisme, du tacot club, président du VTT. «Je suis un résistant poursuit-il, un simple citoyen qui tente d'œuvrer pour le renouveau de notre ville trop longtemps mise à mal». Concluant sur l'évaluation de son âge : «elle est comme les impôts locaux, trop élevée».

Dans un registre plus mordant, Gérard Jean, avoue au maire «qu'il ne dort plus. Je crois avoir perdu la tête depuis que je vous entends dire que vous n'avez pas augmenté les impôts de vos concitoyens depuis 16 ans».

Évidemment les chiffres suivent : 493 % d'augmentation de la taxe foncière en 16 ans, soit 31 % l'an ; 232 % pour la taxe d'habitation au cours de la même période, soit 14,5 % l'an, Les preuves sont implacables, le reste n'est que mensonge électoral.

À force de transferts de charges, de responsabilités, de services, de biens immobiliers ou fonciers vers les autres collectivités territoriales de ce département, vous allez rendre une ville exsangue de richesses, une commune qui ne sera plus propriétaire de rien. Si, excusez-moi, vous conserverez avec un peu de chance le service de l'État civil et celui des élections».

Journal La Dépêche du Midi
Edition locale du jeudi 25 avril 2013